© Aurélien Mole
« Que les études sur le care mettent en évidence le rôle des femmes dans les métiers de la petite enfance, que la première école où entrent nos enfants soit maternelle plutôt que paternelle ou parentale (parentelle, disent certaines), que le travail féminin conduise des femmes à faire appel à d’autres femmes pour garder leur enfant et que les ‹conductrices de l’enfance› soient toujours restées dans l’ombre des ‹grands› pédagogues m’a encouragée à rentrer dans une école et à engager une réflexion avec celles qui passaient du temps avec mon fils. » M. P.
 
© Aurélien Mole
© Aurélien Mole
 
Marie Preston avec Nacera Bouchibi, François Deck, Nathalie Morvillez et Khadidja Tahiri.
Un Compodium. Bois, photographies couleur contrecollées sur aluminium, acier, documents. 190 × 201 × 60 cm (tableau) et 120 × 180 cm (table). Production École européenne supérieure d’art de Bretagne.
 
Vue de l'exposition Exposition « Vocales », du 4 février au 23 avril 2017 au CAC Brétigny. Avec Esther Ferrer, Núria Güell, Adelita Husni-Bey, Leigh Ledare, Devora Neumark, Christian Nyampeta, Marie Preston, Sébastien Rémy, Till Roeskens, Cyril Verde.
 
"[…] Une conversation avec Khadidja Tahiri, ATSEM dans la classe de mon fils, sur le maintien rigide des rôles de chacun.e au sein de l’école a donné lieu à un échange épistolaire puis à un atelier pendant lequel un groupe d’élèves a décrit puis réalisé une maquette de son école idéale. J’ai participé à deux séances, le reste du temps Khadidja était seule avec eux. Suite à la réalisation de la maquette, j’ai réalisé une photographie de cette dernière, en plongée, à échelle 1 (120 x 180 cm) que j’ai ensuite contrecollée, divisée en deux parties, sur deux planches réunies par des charnières, transformant ainsi cette image en plateau de table. […]"
 
Marie Preston "Co-création et co-éducation", dans Co-création, sous la direction de Céline Poulin et Marie Preston, Edition Emprie et CAC Brétigny, 2019.
 
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© Aurélien Mole
"[La table] a été le lieu autour duquel nous nous sommes installés pour une « École erratique » qui a réuni une institutrice, une assistante spécialisée des écoles maternelles, une animatrice, François Deck, concepteur de ce dispositif et moi-même. Il y a été question des différentes coopérations possibles entre les corps de métiers agissant auprès des élèves à partir du problème suivant :
 
« Une école parisienne est une architecture et un lieu de vie. Institutrices, assistantes spécialisées des écoles maternelles, cantinières, animatrices, directrices, gardienne et parents d’élèves coopèrent à son fonctionnement. Chacune intervient successivement dans la journée auprès des élèves, parfois seule, parfois en binôme. Tous ces statuts, rôles et fonctions pourraient être mis au masculin mais ici, le féminin l’emporte. Une autre spécificité de ce lieu est le partage de sa gestion entre deux ministères. Or cette partition du temps et des hiérarchies (ou des relatives autonomies entre les statuts) conduisent à un manque cruel de discussions collectives et de réflexions sur nos interdépendances. Le problème étant de trouver une place qui semble juste entre celle où nous aimerions nous situer, celle que nous nous accordons ou celle qui nous est attribuée. »"
 
Marie Preston "Co-création et co-éducation", dans Co-création, sous la direction de Céline Poulin et Marie Preston, Edition Emprie et CAC Brétigny, 2019.
 
28 juin 2016. Session de l'école earratique avec François Deck.
 
Marie Preston avec Nacera Bouchibi, François Deck, Nathalie Morvillez et Khadidja Tahiri.
Un Compodium. Bois, photographies couleur contrecollées sur aluminium, acier, documents. 190 × 201 × 60 cm (tableau) et 120 × 180 cm (table). Production École européenne supérieure d’art de Bretagne.
Photo : Marie Preston
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Dans un premier temps cette recherche a été engagées dans le cadre du projet "A l'ouest toute ! Travailleuses de Bretagne et d'ailleurs"

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